lundi 16 avril 2018

Soirée Népal ALAYA : une "Carabistouille" financière?

Chaque début d'année au mois de janvier, avant le vote du Compte Administratif(*), je demande à consulter le Grand Livre où sont enregistrées toutes les écritures comptables de la Commune passées au cours de l'année écoulée.


A l'occasion de cet examen, je constatai que la soirée Népal organisée par la Municipalité le 1er décembre 2017 représentait un coût très inhabituel de 2.700€ dont un virement de 1.800€ au bénéfice de Madame Martine BREUILLAUD, directrice de la fondation canadienne ALAYA. 

Ni les pièces comptables justificatives que j'ai alors demandées, ni les explications sollicitées en commission Finances, ni les réponses du maire lors du Conseil municipal du 22 mars 2018 ne m'ayant convaincu, j'ai refusé de voter le compte administratif 2017. J'ai saisi la Chambre Régionale des Comptes de Normandie de mes interrogations sur la conformité au regard des règles de la comptabilité publique du versement de 1.800€ à Mme BREUILLAUD.

À l'occasion du Conseil municipal du 22 mars 2018, j'ai fait part à mes collègues élus de mes interrogations encore plus vives sur la part de la somme qui reviendrait éventuellement, en fin de compte aux népalais victimes du tremblement de terre de 2015 si, comme Philippe Leroy l'a alors affirmé, la participation de la commune s'était inscrite dans un geste humanitaire visant à aider des villageois à reconstruire leur village. 

Sur ces deux aspects, contrôle de la légalité du versement et bénéficiaire final de la dépense communale, Le sujet méritait d'être approfondi. Dans les prochains billets, je vais rendre compte de mes constats et chacun pourra se faire son opinion. 

(à suivre)
(*) qui va valider les dépenses de la commune pour l'année précédente

samedi 14 avril 2018

Budget 2018: incroyable, la commune explose ses dépenses de subventions!

Stupeur en découvrant le projet de Budget Primitif: l'adjoint aux finances propose une véritable explosion du compte des subventions à hauteur de 349.450€ pour l'exercice 2018. Pour mémoire, en 2017 les subventions ne s'étaient élevées "qu'à" 212.110€, ce qui représente une augmentation de +65% en un an ! 

Voilà donc la copie d'une équipe municipale au pouvoir depuis 2014, championne des donneuses de leçons, qui ne cesse de revendiquer une politique d'économie drastique en fustigeant la laxité de l'équipe précédente. 
Jamais dans toute l'histoire de la Commune le poste subventions n'avait été aussi élevé...

Alors me direz-vous, il doit bien y avoir une explication... Listons les premières places du Hit-parade des bénéficiaires d'où se dégagent 3 "poids lourds" de la subvention...

L'AFAM soit l'école de musique ? Non, sa subvention pourtant confortable n'a pas bougé par rapport à 2017. Nous avons même pu nous féliciter d'un rapprochement avec BELBEUF, qui en rationalisant les dépenses et les doublons pourrait à terme générer quelques économies... En bonne voie donc...

Le Centre Aéré Franquevillais, l'année dernière au même niveau de subvention que l'AFAM ? alors là OUI SURPRISE ! A coté de la subvention habituelle de 55.000€, on voit apparaître une deuxième subvention de 80.621€. Oups! Ça fait beaucoup d'un seul coup et cette précision chirurgicale, loin de rassurer, fait suspecter des motifs qui pourraient être inquiétants. Mais on nous assure que non... Nous y reviendrons plus en détail dans un billet ultérieur.

Enfin apparition de 2 bailleurs sociaux: L'Immobilière Basse-Seine et Logéal-Immobilier, pour un montant global de 50.000€ de subventions. Nous aurons aussi l'occasion d'y revenir prochainement pour expliquer...

A côté de ces versements de plusieurs milliers d'euros à l'origine de l'explosion du poste, on découvre non sans une certaine surprise une seconde contribution de 750€ à la désormais célèbre canadienne sponsorisée par la Commune: Martine BREUILLAUD. Là-aussi nous allons détailler dans les billets à venir.
(à bientôt les curieux)

mercredi 11 avril 2018

Le prix réel des travaux n° 3 : La Maison des Associations

Sur le site internet de la Commune, le coût de la Maison des Associations est affiché à 1.000.000€ HT soit 1.200.000€ TTC si on parle comme tous les Franquevillais.e.s qui vivent dans la vraie vie et payent leurs impôts locaux. Le niveau des subventions attendues n'est pas précisé, mais cela s'explique...

En consultant les documents de la comptabilité communale, on trouve déjà : 

Côté dépenses:
2016: Grand Livre - total dépenses:                               18.626€
2017: Grand Livre - dépenses études, concours, jury... :  27.501€
                          - dépenses constructions... :                 22.782€
       Total provisoire au 31 décembre 2017:                     68.909€
2018: Document DOB :                                             1.450.000€
sous l'intitulé: "....Il pourrait être envisagé les dépenses d'investissement suivantes ... Construction de la Maison des Associations : 1.450.000€..."

Côté subventions:
On devrait bientôt avoir quelques indications sur le niveau des subventions que la Commune va solliciter.

J'actualiserai cette fiche en indiquant le coût réel des dépenses qui seront effectivement réglées en 2018 puis 2019,  et en la complétant en atténuation du coût des subventions effectivement accordées au fur et à mesure du versement de ces sommes au budget de la Commune.

lundi 9 avril 2018

Le prix réel des travaux n° 2 : Le clocher de Saint-Pierre

Sur le site internet de la Commune, le coût de la rénovation du clocher de Saint-Pierre est affiché à 203.249€ HT soit 243.900€ TTC si on parle comme tous les Franquevillais.e.s qui vivent dans la vraie vie. Des subventions sont attendues en atténuation à hauteur de 91.461€.

En consultant les documents de la comptabilité communale, on trouve déjà : 

Côté dépenses:
2016: Grand Livre - investissement - total dépenses:     10.731€
2017: Grand Livre - investissement - total dépenses:   101.857€
                          - fonctionnement  (transport cloches):  1.716€
2018: Document DOB -  Solde à régler :                     165.000€ 


Aujourd'hui, la dépense totale pour la rénovation du clocher de Saint-Pierre est donc chiffrée selon les documents comptables de la Commune à 279.000€.

Côté subventions:
Aucun versement n'est encore parvenu à la Commune en 2017 et début 2018... 
Les subventions ont été demandées un peu partout: à l'Etat au titre de la DETR et du FSIL, à la Métropole au titre du FSIC, au Département de Seine-Maritime... 

J'actualiserai cette fiche en la complétant en atténuation du coût des subventions effectivement accordées au fur et à mesure du versement de ces sommes au budget de la Commune.

A noter que Philippe LEROY n'a pas estimé opportun d'ouvrir de souscription auprès de la population, comme l'ont fait les maires des communes de SAINT-AUBIN-EPINAY, LE MESNIL-ESNARD et tout dernièrement BONSECOURS, communes voisines confrontées à la nécessité de faire des travaux sur leur lieu de culte respectif. A FRANQUEVILLE on a les moyens, et c'était même la priorité de Philippe LEROY!

vendredi 6 avril 2018

le prix réel des chantiers et travaux : n° 1 : Les modulables

Sur le site internet de la Commune, le coût total des préfabriqués modulables est affiché à 255.525€ et des subventions sont attendues en atténuation à hauteur de 115.951€.

En consultant les documents de la comptabilité communale, on retrouve: 

Côté dépenses:
2016: Grand Livre - investissement - total dépenses: 28.599€
2017: Grand Livre -investissement - total dépenses: 224.251€
2018: Document DOB - Solde à régler : 62.000€ 
Aujourd'hui, l'estimation de la dépense totale pour les modulables est donc affinée à 314.850€.

Côté subventions(*)
Aucun versement n'était parvenu à la Commune en 2017, mais la Directrice Générale des Services m'a indiqué que les premiers versements sont intervenus début 2018, je préciserai les sommes venant en atténuation, lors de mon prochain examen du Grand Livre en fin d'exercice, quand toutes les sommes attendues des différentes collectivités sollicitées auront été versées.

(*) Les subventions ont été demandées principalement auprès de la Métropole et de l'Etat, pour la destruction et le désamiantage des anciens préfabriqués, l'acquisition des nouveaux modulables... Au mois de juin 2017, j'avais interrogé l'adjoint aux finances qui avait indiqué avoir demandé 143.550€. La somme semble donc avoir été revue à la baisse.

mercredi 4 avril 2018

Suivre le coût réel des projets engagés par la Commune

C'est sans doute la question qui m'est le plus souvent posée : « Mais ce projet, ce chantier, cet équipement, ça va nous coûter combien? ». La question est légitime de la part des Franquevillais.e.s qui ont vu leurs impôts locaux augmenter de façon considérable en 2016. 


Depuis cette date, les ressources de la commune ont augmenté de 700.000€ par an, permettant au maire d'engager de nouveaux projets, sans avoir recours à l'emprunt comme il le rappelle régulièrement. Pour autant, ce n'est pas une raison pour gaspiller et il est important de suivre le prix de revient réel de chaque nouveau projet pour les finances de la Commune.

Aujourd'hui, que ce soit dans le bulletin municipal ou sur le site Internet de la Commune, l'équipe aux commandes affiche une estimation du coût total du projet, et des subventions qu'elle attend en atténuation de la part de l'État ou des collectivités. 

Pour chacun de ces projets, le chiffre correspond à un ordre de grandeur estimé avant les travaux, mais il s'avérera souvent que le coût final sera différent. Pourquoi ? Parce que le chiffrage initial des travaux avant les appels d'offres est forcément fait « à la louche », et aussi parce que la somme indiquée pour les subventions correspond aux subventions demandées qui, pour diverses raisons pourront à l'arrivée être bien différentes, réduites voire refusées. 

Les coûts de revient qui nous sont annoncés semblent cependant aujourd'hui sous-estimés. Nous verrons bien avec le temps avec une méthode qui ne sera pas contestable:

Si l'on veut donc connaître le coût réel d'un nouvel équipement communal, il n'y a pas d'autre solution que de suivre chaque année dans le Grand Livre de la comptabilité communale, dès la phase de réflexion du projet, les dépenses en rapport avec cette oprération ayant été payées auprès des divers intervenants. Ultérieurement, lorsque le projet sera terminé, on soustraira, le jour où elles seront effectivement attribuées, les subventions que l'on aura pu obtenir. 

Le coût réel pour la collectivité ne sera donc connu définitivement que 1 à 2 ans après la réception des travaux, parfois plus. Mais l'exercice est indispensable, et je me propose de l'engager sur mon blog pour les opérations déjà réalisées : l'installation des préfabriqués modulables et la réfection du clocher de Saint-Pierre. 

Je poursuivais en appliquant la même méthode à chacun des projets déjà annoncés mais non encore débutés (bien qu'ils aient déjà généré des dépenses), comme la Maison des Associations, la réhabilitation de l'espace Bourvil...

Chaque projet sera suivi par une fiche que j'actualiserai au fur et à mesure des nouvelles dépenses réglées par la Commune, puis avec les subventions lorsqu'elles seront versées à la Commune.

Vendredi: la première fiche sur les préfabriqués modulables.

samedi 31 mars 2018

25 avril 2015 : Tremblement de terre au Népal

Le 25 avril 2015, un tremblement de terre important touchait le Népal. Il provoquait beaucoup de destructions dans la capitale Katmandou ainsi que dans les villages environnants.
Martine BREUILLAUD, franco-québécoise est alors présente dans la capitale Katmandou, en compagnie de GOKARNA un guide népalais qui est aussi l'élu de son cœur, et de sa sœur Virginie venue découvrir le pays dont Martine était tombée amoureuse en y réalisant un film documentaire quelques années plus tôt.

Dans les jours qui vont suivre la catastrophe, Virginie va rentrer en Normandie où elle réside. Elle va y recueillir un temps sa sœur Martine BREUILLAUD bouleversée par le drame népalais et qui n'a alors plus de nouvelles de son ami GOKARNA reparti dans son village natal pour aider ses parents, heureusement sains et saufs, mais qui doivent relever la maison familiale qui a été détruite par le tremblement de terre.

Quelques jours après la catastrophe, Martine BREUILLAUD va raconter cette semaine de cauchemar depuis Vandrimare à un journaliste d'une radio québécoise. Le lien à la fin de ce billet permet d'écouter l'intégralité de cet interview et confirme les liens familiaux entre ces 3 personnes.

Qui sont ces trois personnes ?
Martine BREUILLAUD: cette franco-québécoise réalise des documentaires pour la télévision canadienne, dont un «Femmes du Népal» réalisé en 2011 a été particulièrement remarqué. C'est à cette occasion que Martine est tombée sous le charme du pays et qu'elle a fait la connaissance et tombe aussi sous le charme de GOKARNA, un souriant sherpa. 
GOKARNA SINGH THAPA dirige une société de trek et de randonnée à KATMANDOU. Il propose ses services à différentes agences de voyages et à des particuliers, principalement au Népal mais aussi dans les pays limitrophes. Martine va tomber amoureuse de GOKARNA, le guide népalais.
Martine BREUILLAUD est restée très proche de sa sœur Virginie qui est alors installée en Normandie depuis qu'elle est devenue la responsable de la police municipale de la commune de FRANQUEVILLE-SAINT-PIERRE.

Fin 2015, Ces trois personnes décident de s'associer dans une action d'aide à la reconstruction du village de BUDHATHUM 6, le village natal de GOKARNA et en particulier d'y mener à bien la construction d'un centre communautaire, dont le coût va être chiffré à 26.000 $ (17.500€). 
Pour soutenir ce projet, les 2 sœurs s'organisent : Martine BREUILLAUD créée en 2016 au Québec la "Fondation ALAYA", tandis que Virginie déclare au Registre du Commerce de l'Eure une société dénommée "Atelier ALAYA". De son côté au Népal, GOKARNA décide de reverser 2 % des bénéfices de sa société de trek "ALAYA HOLIDAYS" au profit de la fondation de sa compagne.
Courant 2016-2017, plusieurs manifestations (Conférence, présentation du film "Femmes des montagnes", marchés artisanaux…) visant à recueillir les fonds nécessaires sont organisées par les 2 sœurs, tant au Québec qu'en Haute-Normandie.

Tout cela témoigne d'une louable générosité et nombreux sont les micro-projets qui ont vu le jour après cette catastrophe. Aujourd'hui les réseaux sociaux témoignent de la multiplicité de ce type d'initiatives en faveur du Népal, un pays qui reste parmi les plus pauvres du monde en PIB sans toutefois être frappé par la famine, mais aussi un pays qui bénéficie d'un coefficient de sympathie particulier auprès des pays développés car situé au milieu de l’Himalaya: Il symbolise le toit du monde au Mont Everest. Le Népal illustre dans l'imaginaire collectif à la fois le dépassement de soi à travers les aventures extrêmes des alpinistes, en même temps qu'il est associé à la sérénité du bouddhisme incarné par le Dalaï-lama, originaire du Tibet voisin.

Mais si l'on demande un financement à une collectivité publique, en l’occurrence la Commune de FRANQUEVILLE SAINT-PIERRE, que ce soit sous la forme de facturation de prestations ou de demande de subvention, il faut s'attendre à ce que les élus (enfin ceux qui sont un peu curieux) demandent quelques précisions quand le dossier apparaît bien atypique et qu'à y regarder de plus près on va de surprise en surprise...
  (à suivre)

vendredi 30 mars 2018

DOB 2018 : les besoins urgents qui n'ont pas été évoqués

Le rapport présenté par la majorité municipale chaque année à l'occasion du DOB doit toujours être lu de 2 façons. En clair, il présente la chronologie, l'ampleur, le coût des chantiers qui vont être engagés. Mais il doit aussi être regardé en recherchant les besoins de la commune qui n'y sont pas abordés.


Aujourd'hui, trois chantiers qui vont impérativement devoir être ouverts au cours des années à venir n'y sont pas évoqués :

En premier lieu, la piscine dont a besoin le plateau Est. Si, comme les choses semblent devoir se dessiner, c'est une structure intercommunale qui devrait la financer, la dépense devra être prévue dans le budget de chaque commune. L'ordre de grandeur annuel pour chaque famille pourrait être de l'ordre de 40€(*). Il faudra tenir compte de cette somme dans les finances de la commune sans qu'elle soit répercutée sur les habitants à FRANQUEVILLE SAINT-PIERRE, puisque les impôts locaux y ont été très largement augmentés enMon 2016.

C'était beau il y a 15 ans. Mais aujourd'hui...
En second lieu, il faut déjà penser à provisionner les sommes (importantes)  nécessaires pour retaper l'hôtel de ville qui n'a pas 20 ans mais qui vieillit très mal, et pour repenser complètement son isolation qui en fait un puits de déperdition énergétique. C'est une bombe à retardement qui risque hélas d'éclater plus tôt que prévu. 
A l'époque, on a voulu du moderne, on n'a pas fini de le payer ! Déjà l'arrogante façade en béton brut, propice à l'accrochage des lichens noirâtres et de la mousse humide dans notre région de Normandie pourtant connue pour son humidité, a obligé de recourir d'urgence à un ravalement de la façade la semaine dernière.

Enfin, nos divers équipements sportifs, que ce soit la halle des sports et les tennis du centre du village qui ne pourront pas être réhabilités avec la manne promise par le généreux donateur NEXITY, puisqu'on ne parle plus du tout de l'hypothétique ZAC  du Val lointain… 
Ou que ce soit la réfection des stades les pistes d'entraînement actuellement utilisés par nos équipes d'athlétisme ou de sports collectifs qui doivent être tout particulièrement accompagnées du fait des excellents résultats qu'elles obtiennent au plan régional. Ces projets relèveront aussi d'une mise en oeuvre intercommunale ou chaque commune devra prendre sa part.
à suivre...
(*) chiffrage source Mesnil-Esnard. Réunion publique 2015.
(**) confiée à l'entreprise franquevillaise Gallis qui est intervenue à l'automne sur le clocher de Saint-Pierre.
(***) on rappelle: 144.000€ promis en 2017 et 208.000€ promis pour 2018... Les promesses n'engagent que ceux... qui les gobent !

mercredi 28 mars 2018

Le DOB 2018: Les projets pour la fin du mandat

L'enveloppe disponible pour les projets d'investissement de l'année 2018 est chiffrée par l'adjoint aux finances à la somme de 3.700.000 euros.

Une fois réglées les sommes restant dues sur les préfabriqués modulables, la reconstruction du clocher de Saint-Pierre et d'autres travaux de réhabilitation, 2 projets vont mobiliser le principal des investissements de la Commune:
  • la construction de la maison des associations en lieu et place  de l'ancienne mairie de Notre-Dame de FRANQUEVILLE pour un coût de l'ordre 1.500.000 euros,
  • La réhabilitation et la remise aux normes de l'espace Bourvil pour un coût estimé à 1.000.000 d'euros.
Ultérieurement, en 2019 et 2020, seront mis en oeuvre une extension réhabilitation de la crèche des 3 pommes ainsi qu'une rénovation du système de de chauffage des salles Marcel Ragot et David Douillet.

S'agissant de cette programmation: Maison des associations, espace Bourvil, crèche… Nous avons voté favorablement à l'issue de ce Débat d'Orientation Budgétaire (DOB), confirmant par là l'accord de notre groupe lorsque ces projets avaient été antérieurement évoqués en Conseil municipal. Comme quoi, l'opposition n'est pas systématiquement contre.

Pour mémoire, lors du DOB 2017, nous avions au contraire voté contre la priorité - et le coût très excessif à nos yeux - de la reconstruction du clocher de la chapelle Saint-Pierre, dans le cadre d'un projet cultuel revendiqué par notre premier édile, sans consultation préalable de la population franquevillaise en particulier sur la possibilité de faire évoluer la fonction du bâtiment vers une salle d'exposition et d'animation ouverte au public, comme l'ont fait d'autres communes de la Métropole, Bois-Guillaume ou Petit-Quevilly par exemple.
(a suivre)

lundi 26 mars 2018

Un exercice financier 2017 bénéficiaire

Pascal BAUDOUIN, adjoint aux finances, affichait un air satisfait : pour l'exercice financier 2017, la commune de FRANQUEVILLE-SAINT-PIERRE a dégagé un excédent de fonctionnement de + 1.100.000 euros.

On rappelle que depuis le début de la mandature actuelle, tous les exercices se sont soldés par un résultat positif, y compris pour les années 2014 et 2015 avant que le Maire ne fasse voter une augmentation historique nos impôts locaux. Depuis 2016, les 2 derniers exercices ont produit quelque 700.000 euros de recettes annuelles supplémentaires venant de la taxe d'habitation et des taxes foncières des Franquevillais.e.s. La situation financière très favorable satisfait donc notre grand argentier.

L'adjoint aux finances a précisé que dans ces conditions sa priorité consisterait à poursuivre le désendettement de la commune, ajoutant sans sourire qu'il n'avait pas eu besoin de contracter d'emprunt nouveau en 2017. Ouf! Nous avons approuvé cette bonne résolution et je reviendrai sur l'évolution de l'endettement de la commune dans un prochain billet.

Il a ajouté, toujours sans sourire, que la pression fiscale de sa responsabilité ne serait pas augmentée en 2018. Re-ouf !. 

La totalité de l'excédent de fonctionnement a été virée sur le compte investissement de la commune afin d'y être utilisée dans des projets de construction et de réhabilitation des équipements de notre commune d'ici la fin du mandat. Nous avons aussi validé cette décision.

Je reviendrai dans un prochain billet sur ces projets qui ont été évoqués lors du Rapport d'Orientation Budgétaire qui cadre du Débat d'Orientation Budgétaire (DOB) annuel.
(À suivre)

vendredi 23 mars 2018

Conseil municipal du 22 mars 2018...

Peu de monde pour assister à ce conseil pourtant consacré aux finances de la Commune...

L'assistance n'avait jamais été aussi réduite et même la majorité municipale élue était à ce point clairsemée que si nous, élus de l'opposition, n'avions pas assuré le renfort de conseillers présents, le conseil aurait dû être reporté par défaut de quorum. Reprenez vos troupes Monsieur le Maire, la mandature n'est pas terminée !

Quoi qu'il en soit, des sujets importants et fort intéressants ont été débattus: Compte administratif et dépenses 2017, Débat d'Orientation Budgétaire 2018, projets d'aménagement ultérieurs, entretien des espaces verts de la Commune, investigations souterraines au Val Thierry et d'autres informations en incise. Sur lesquels je reviendrai en détail au cours des semaines à venir.

N'hésitez pas à indexer ce blog parmi vos favoris afin d'être informé en temps réel !  www.franqueville.blogspot.fr

mardi 13 mars 2018

Les projets de la Métropole pour les plateaux Est et Nord

Compte-rendu de Paris-Normandie du 2 mars 2018:

Pour ce qui concerne plus particulièrement notre commune, le Président de la Métropole a confirmé le réaménagement de la route de Paris à l'horizon 2020, la transformation et la sécurisation de la "côte de Waddington", de même qu'une liaison cyclable en site propre FRANQUEVILLE - BELBEUF.

S'agissant du projet de piscine intercommunale, Frédéric Sanchez a indiqué que le Fonds d'Aide pour les Grands Investissements Piscine (FAGIP) pourrait être mis à contribution(*). S'il le dit...


(*) voir nos billets précédents...    

samedi 24 février 2018

Amfreville montre le bon exemple...

Dans sa livraison du 23 février 2018, Paris Normandie rend compte du conseil municipal d'AMFREVILLE la MI-VOIE qui a suivi son Maire, Luc VON LEMMEP, dans sa proposition de rejoindre l'aventure du Centre nautique du Plateau-Est.


C'était une étape indispensable et symbolique, donc importante:

Les 6 communes "canal historique" sont rejointes par une septième qui aurait pu légitimement considérer que les bassins de Rouen étaient plus accessibles qu'un nouvel équipement sur le plateau-Est. En se montrant solidaire des communes du Plateau-Est, AMFREVILLE la MI-VOIE va obliger BONSECOURS et son maire Laurent GRELAUD à s'interroger sur la persistance d'un cavalier seul… "Errare humanum est, perseverare diabolicum". Il est toujours temps de rejoindre les communes sœurs du plateau-Est.

Pour autant, la course d'obstacles est loin d'être terminée: Chacun des conseils municipaux va devoir prendre un engagement identique et les pressions seront d'autant plus fortes que ces équipements et leur fonctionnement sont coûteux (Luc VON LENNEP a parlé de 20€ par foyer et par an, le maire de MESNIL-ESNARD avait une estimation plus proche de 50€).

Une fois le tour de table finalisé, viendra l'heure de la recherche des subventions. Pour la construction de l'équipement, la métropole s'est déclarée prête à une contribution importante qu'il conviendra de confirmer. Il conviendra aussi de lever l'ambiguïté du FAGIP (fonds d'aide aux grands investissements) qui n'est théoriquement mobilisable que pour une commune et non pour un regroupement de communes…)

Comme on le pressent, les péripéties risquent d'être encore nombreuses dans une période préélectorale classiquement peu favorable à faire primer l'intérêt collectif sur les préoccupations locales.
Pour ce qui nous concerne, au sein du conseil municipal de FRANQUEVILLE SAINT-PIERRE, nous avons toujours voté et nous continuerons à voter toute décision de nature à permettre à la population de bénéficier au plus tôt d'un équipement collectif qui fait cruellement défaut depuis 10 ans sur notre plateau Est.
S'il s'avérait que la dynamique collective intercommunale relancée par Philippe LEROY ne parvenait pas à surmonter les particularismes et intérêts locaux, nous rappellerions que - doutant peut-être de la sagesse des hommes - de plus en plus de métropoles ont choisi de confier la responsabilité des piscines et centre aquatiques à un niveau supérieur d'intercommunalité (voir nos billets précédents, voir les préconisations de la Cour des Comptes…)

vendredi 23 février 2018

Le père DIDON est décédé en toute discrétion.


C'était un homme humble et discret qui s'est éteint, vaincu par la maladie, le 29 janvier 2018. 
Il avait été curé de FRANQUEVILLE SAINT-PIERRE de 1989 à 1997, en même temps qu'il partageait son temps avec l'aumônerie militaire du régiment du train de VERNON. 
D'un abord parfois bourru, il était adoré des enfants auprès de qui sa malice faisait merveille. Il avait continué à assurer son sacerdoce jusqu'en 2017 à BLAINVILLE-CREVON, dans un cadre qui le réjouissait. 
Passionné par la nature qui l'émerveillait, il aimait les gens. Il repose désormais au coté du Père Jacques HAMEL, dans le cimetière de BONSECOURS.

Merci Père DIDON.

jeudi 22 février 2018

la Cour des Comptes et les piscines

Chaque année, la Cour des Comptes rédige un rapport sur l'utilisation des fonds publics qui est toujours très attendu parce qu'il pointe du doigt les dépenses inconsidérées des collectivités ou de l'État. La Cour des Comptes émet à chaque fois des recommandations pour corriger ces dérives.
Dans son rapport 2018, la plus haute autorité financière publique s'est penchée sur le cas des piscines et des centres aquatiques… On lira ci-dessus le compte rendu l'article de "20 Minutes" ainsi que la conclusion des magistrats de la rue Cambon.


mardi 20 février 2018

Un article remarquable de Tendance-Ouest sur les piscines:

Tout y est: l'inégalité d'accès aux piscines pour les habitants de la Métropole, le coût de construction et de fonctionnement de ces équipements, l'incapacité des élus à dépasser leur préoccupation électorale individuelle pour penser en terme d'intérêt collectif, les solutions inter-communales ou métropolitaine qu'il faudra bien un jour avoir le courage de mettre en place...

lundi 19 février 2018

Et maintenant c'est la piscine du Plateau Nord qui ferme...

La décision est connue depuis la semaine dernière. La piscine du Plateau Nord, la TRANSAT à BIHOREL restera fermée, pour longtemps et peut-être définitivement... 



Que de similitudes avec les péripéties auxquelles nous sommes confrontés depuis dix ans sur le plateau Est: 
  • Une structure qui a été construite pour répondre aux besoins de plusieurs communes mais qui ne peut plus être maintenue ouverte sans réaliser de gros travaux de réhabilitation, 
  • des besoins et des attentes qui ont évolués tandis que l'arrivée de nouveaux habitants déplace le centre de gravité de l'activité vers la commune voisine (ici Isnauville), 
  • les hésitations de chaque maire entre l'intérêt collectif et la crainte d'une sanction d'un électorat qui refuse le coût inévitable d'un équipement fatalement onéreux, a fortiori si on va le construire chez le voisin...
Tout cela n'engage pas à l'optimisme!

mardi 13 février 2018

Carence: Philippe Leroy au pays des Bisounours...


L'article du Maire dans le Bulletin municipal à propos de l'obligation pour chaque commune de proposer 20% de logements à caractère social aurait pu être écrit par Molière, l'auteur du Misanthrope!: "Qu'en termes élégants ces choses-là sont dites..." 

Aujourd'hui Philippe LEROY nous sert une présentation à l'eau de rose, alors qu'il s'est tout simplement pris une claque de la part de la Préfète qui n'a pas faibli devant son arrogance (de coq de village)...

Soyons sérieux! Philippe LEROY reproche à l'équipe précédente de ne pas avoir créé de logements sociaux. C'est faux, c'est même durant ce mandat qu'on en a construit le plus (Chérance, Péguy, Manets) avec à la clé l'ouverture d'une classe supplémentaire en 2011...

Philippe LEROY a refusé de négocier au printemps 2017 un CMS(*) avec l'Etat au motif qu'il n'y avait plus de disponibilité foncière dans le secteur urbain de la Commune. C'est faux, dès juin une parcelle se libérait suivie de 2 autres potentialités au second semestre 2017...
Conséquence, il essaiera de rattraper le coup et fera voter un CMS le 30 novembre... Trop tard, il n'échappera pas à la sanction de l'Etat, la Commune est mise en état de CARENCE.

Vous avez dit CARENCE? La Carence est une situation très exceptionnelle, et pour certains maires ce serait la pire des humiliations. Pas pour Philippe LEROY, ce mot "de la honte" n’apparaît qu'une fois dans son article, en petits caractères, dans la dernière ligne de son avant-dernier paragraphe... A le lire, cela n'a aucune importance pour lui qui va pourtant perdre pour 3 ans (c'est à dire jusqu'à la fin de son mandat) sa prérogative de décision en matière d'urbanisme... Ça lui est égal? Mon œil!

Savez-vous combien de communes étaient déclarées en état de carence en Normandie fin 2017 ? Réponse sur la carte publiée par le Monde le 6 novembre 2017. Voilà un domaine dans lequel FRANQUEVILLE SAINT-PIERRE se singularise, mais il n'y a pas lieu d'en être fier!


(*)Contrat de Mixité Sociale: voir les billets de décembre 2017...

jeudi 8 février 2018

Le site nouveau est arrivé...

La commune de FRANQUEVILLE-SAINT-PIERRE a procédé au toilettage de son site Internet. Et après l'avoir testé, le visiteur trouvera effectivement une fluidité améliorée pour naviguer entre les différentes rubriques. La page d'accueil du site été simplifiée ce qui contribue à sa clarté pour qui cherche une information sur des formalités administratives ou les activités à venir.



Si on entre un peu plus dans le détail, on observera: 

Vie municipale: On peut consulter très facilement les compte-rendus des conseils municipaux sur les 2 dernières années (depuis mars 2016) ainsi que les magazines municipaux. L'onglet budget finances encore embryonnaire reste à étoffer; de même que les arrêtés administratifs en ligne qui ne reprennent que ceux publiés à partir du 1er décembre 2017 (la mise en ligne de tous des arrêtés actuellement en vigueur comme ceux concernant les travaux de la rue des Champs fleuris ou celui du 15 novembre 2017 relatif à l'indice de présomption de cavité souterraine du Val Thierry serait la bienvenue). L'onglet marchés publics renvoie sur les sites officiels sans fournir la liste des marchés conclus par la ville les années précédentes, comme c'était le cas pour l'ancienne version du site. A compléter.

Education, Famille, Culture et sport, Infos pratiques: Ces onglets sont ceux qui seront le plus consultés par les franquevillais.e.s puisque consacrés à la vie quotidienne dans notre commune. Les informations pratiques y sont complètes, détaillées et faciles d'accès. Outre les tarifs et horaires, on trouve aussi les menus des écoles, les programmes d'activités, les projets pédagogiques. Félicitations donc aux élus, au personnel communal et aux membres des associations pour cette compilation utile à la fluidité améliorée.

Cadre de vie: C'est le chapitre qui a été le plus remanié par rapport à l'ancien site. On y retrouve l'onglet urbanisme où le visiteur trouvera les principaux documents relatifs au Plan Local d'Urbanisme (PLU) qui pourront lui être utiles s'il envisage une construction ou une modification de son habitation. Les plans sont plus faciles à afficher que sur l'ancien site (par exemple le plan de zonage du secteur urbain extrêmement instructif).

Un onglet travaux courants est le bienvenu. Il détaille les travaux d'entretien et d'amélioration réalisés au fil des mois dans la commune. Il pourrait toutefois être clarifié en adoptant pour chaque chantier un coût financier exprimé dans la même unité, c'est à dire le montant TTC payé par les Franquevillais.e.s. Actuellement sur le site, certains programmes sont chiffrés hors-taxe (HT) lorsque le Maire veut minimiser la dépense engagée pour satisfaire une priorité personnelle comme le clocher de Saint-Pierre, d'autres programmes sont annoncés toutes taxes comprises (TTC) lorsque le maire veut insister sur l’importance de la dépense au bénéfice de toute la population comme pour les modulables provisoires installés derrière l'école Lemmonier. La différence est significative, et ce que nous payons c'est bien sûr le prix TTC.

Enfin un nouvel onglet projets d'aménagement a été créé qui regroupe les deux projets portés par la majorité actuelle pour cette mandature, la maison des associations et la ZAC du Val aux Daims, mais aussi un chapitre qui prépare le terrain, qui sait, pour un futur projet "la Maison-Blanche".

S'agissant de la maison des associations, qui a été votée à la quasi-unanimité du Conseil et qui sera construite à la place de l'ancienne mairie de Notre-Dame, on y trouve une esquisse et le plan du projet ainsi que des photos de l'actuel bâtiment qui va être démoli, 

S'agissant de la ZAC du Val aux Daims, on peut consulter les principaux actes administratifs et éléments du dossier constitué par la Commune et son aménageur NEXITY afin d'obtenir des autorités compétentes l'autorisation d'ouvrir ce chantier de 400 à 500 logements en partie Nord-Ouest de la commune. Sur l'ancien site Internet de la commune, un bandeau en page d'accueil renvoyait directement sur le blog pro domo créé par SIAM-Conseils pour le compte de la commune et son aménageur NEXITY. Ce bandeau a disparu et le lien est rétrogradé en toute fin de liste; du reste le blog dit "de Justine" n'est plus alimenté depuis le 28 novembre 2016, soit depuis 15 mois...

S'agissant de la Maison-Blanche (que l'on pourra situer aisément sur le plan de zonage évoqué plus haut) le périmètre du sursis à statuer actuel est indiqué, par contre la deuxième partie de la délibération du 17 mars 2017 qui permettra au maire d'engager les études nécessaires en vue de la création d'une nouvelle ZAC à cet endroit est passée sous silence.

Au total, le nouveau site Internet de la commune a subi une cure de rajeunissement qui facilitera l'accès aux informations utiles au quotidien des Franquevillais.e.s et nous nous en félicitons.

Par contre, pour celles et ceux qui souhaitent une pluralité d'informations sur les projets en gestation dans notre commune et les intentions de la majorité actuelle, nous vous recommandons vivement une consultation régulière des sites :
"Franqueville Saint-Pierre, un village normand entre ces deux clochers" 
que vous êtes de plus en plus nombreux à suivre, à l'adresse https://franqueville.blogspot.fr/
"Commune de Franqueville Saint-Pierre, Projet de ZAC du Val aux Daims" qui est actuellement au repos mais qui serait immédiatement réactivé si d'aventure ce projet controversé venait hélas à réapparaître... à l'adresse https://franquevillevalauxdaims.blogspot.fr/

jeudi 1 février 2018

Soirée pyjama au conseil municipal

Un conseil municipal de rentrée inhabituel réuni dès le 18 janvier pour voter des décisions techniques nécessaires aux rénovations programmées en 2018 sur les équipements de la commune. Toutes les délibérations furent adoptées rapidement à l'unanimité des présents. Les prochains conseils municipaux relatifs au budget seront retardés aux 22 mars et 12 avril 2018. 
A 21 heures, l'ordre du jour étant épuisé, le maire proposa avec un œil brillant et une lippe gourmande, de nous récompenser par une séance de projection des diapositives des travaux de restauration du clocher de Saint-Pierre.

Les chaises avaient déjà été disposées face au mur-écran... Le Maire et ses adjoints vinrent se placer au premier rang de l'assistance pour mieux profiter des images; le premier édile envoya son conseiller délégué faire la pénombre et le spectacle débuta...

Durant une heure et demie, Hubert BELLET(*) présenta les 300 photos qu'il avait réalisées sur le chantier, jour après jour depuis le mois d'octobre... On put suivre par le menu le travail des différents corps de métier intervenus sur le chantier: couvreurs, maçons, charpentiers... et il faut reconnaître que la présentation très didactique était passionnante, d'autant qu'à l'évidence chacun des artisans semblait ravi de travailler sur ce chantier.

C'est donc un clocher tout neuf qui va bientôt être livré à Monsieur le Maire: une croix neuve, un coq neuf, une des 3 cloches fêlée qui a été réparée dans la foulée, des abat-sons neufs, un chevalet neuf installé dans une maçonnerie rénovée où des tirants entrecroisés ont été installés pour retarder le plus possible la fragilisation de l'ensemble du fait des vibrations qu'engendreront les 3 cloches de près de 1,5 tonnes qui vont prochainement carillonner de nouveau à toute volée, jusqu'à l'installation d'un filet de protection anti-pigeon à petite maille "dernier cri". Il faut dire qu'au cours du démontage du beffroi trois tinterelles ont été découvertes, enfouies sous la fiente des volatiles ! Elles ont aussi fait l'objet d'une restauration et seront réinstallées à l'extérieur du clocher...



Au fur et à mesure du déroulement de la séance diapo, le commentaire prit la forme d'un dialogue enthousiaste entre un adjoint artisan passionné et un maire émerveillé. A l'évidence, ces deux là se sont fait plaisir à suivre ce chantier, l'un ajoutant une information technique, l'autre distillant une anecdote... Et il faut reconnaître que la soirée fut à la fois instructive et détendue, enjouée voire exaltée de la part de nos animateurs.

Pourtant, la lumière une fois rallumée, il faut redescendre sur terre (c'est le cas de le dire) et se poser les questions qui viennent immanquablement à l'esprit :

Certes, le chantier a été un champ d'application formidable pour les différents corps de métier qui y sont intervenus. Mais cette restauration de luxe sur un bâtiment sans doute pittoresque - mais sans valeur historique reconnue - sera payée au prix fort par l'ensemble des habitants.

Certes, on a rafraîchi la silhouette du clocher, la "skyline" à laquelle les riverains sont habitués, mais à un coût astronomique pour lequel la majorité actuelle n'a même pas voulu réfléchir à une évolution de la fonction de l'édifice. Saint-Pierre restera l'église-bis, qui doublonnera toujours l'église paroissiale située à 500 mètres pour l'été et qui sera toujours fermée au public le reste de l'année. Ce faisant, on empêche l'accès aux témoignages historiques enfermés dans la chapelle qui eux ont un intérêt patrimonial reconnu: la statuaire et surtout le retable du XVIème siècle, classé à l'Inventaire des Monuments Historiques...
Le coq en attente dans le bureau du Maire...

Il est symptomatique de constater que, de tous les chantiers entrepris pour restaurer des lieux de culte cette année aux alentours de notre village à Montmain, au Mesnil-Esnard, à Saint-Aubin-Epinay..., c'est de très loin à Saint-Pierre que le coût pour la commune est le plus élevé, ce pour une chapelle, même pas pour l'église paroissiale.

Plus dérangeant, alors que dans les communes citées, la population a été préalablement informée, interrogée sur l'opportunité et le périmètre des travaux puis associée à la décision et enfin invitée à contribuer par l'ouverture d'une souscription, à FRANQUEVILLE-SAINT-PIERRE ce projet est celui d'un homme seul, le maire, qui le fit passer avant toutes les autres priorités de la Commune, droit dans ses bottes (et sa chasuble) entêté sur le maintien d'une utilisation cultuelle exclusive au bénéfice de quelques pratiquants, refusant de saisir l'opportunité de faire évoluer la fonction du bâtiment au bénéfice de tous.


(*) Hubert BELLET, adjoint en charge du patrimoine, est un défenseur passionné de l'artisanat; sa société de menuiserie (aménagement de magasins) est installée à Franqueville. Il n'a pas eu de difficulté pour accéder quotidiennement, tel un mousse escaladant la mâture, au chantier et aux échafaudages. En effet, c'est son frère Olivier BELLET, artisan dont la société de charpente-ossature bois est installée à Saint-Jacques-sur-Darnétal qui a obtenu le lot n°3 charpente du chantier de restructuration du clocher de Saint-Pierre. Le reportage photographique qu'il en a réalisé est remarquable.