jeudi 11 mai 2017

Colère de Philippe Leroy contre Paris-Normandie !


Ça on peut dire qu'il n'a pas aimé! Mais alors, pas aimé du tout! La publication par Paris-Normandie d'un article relatant la manifestation des riverains du Val aux Daims sur le site de son royal projet de ZAC (voir notre billet du 30 avril 2017) l'a mis hors de lui et lui a gâché son week-end!

Dès le lendemain il eng... le rédacteur et lui faisait grief de ne pas avoir pris l'avis de sa majesté avant de publier. Il exigeait un droit de réponse pour pouvoir rectifier ce qu'il qualifie de "tissu" de mensonges.

L'ennui, c'est que dans cet exercice, le maire multiplie les inexactitudes...  Et à ce niveau là, cela ne peut être ni un hasard, ni une mauvaise compréhension du journaliste. Pinocchio, ton nez s'allonge dangereusement! 

Dans les jours à venir, nous reviendrons sur les affirmations de Philippe LEROY.

Selon Phi-phi: il y aura très peu de logements sociaux !

Notre Philou se veut rassurant dans Paris-Normandie: « ...Il n'est pas question d'atteindre le taux (de logements sociaux) de 50 % qu'ils annoncent. On a une obligation de 30 %. Et nous obéirons à la loi SRU... ». Ben tiens, Lucien !

De l'art de présenter les choses pour enfumer. L'obligation légale sera d'afficher 20% de logements locatifs sociaux sur la commune à l'échéance de 2025. 
Le projet de Philippe LEROY sera de "produire" 30 % de logements sociaux locatifs sur son nouveau quartier du Val aux Daims, auxquels il ajoutera 25% de logements destinés à l'accession "abordable" (primo-accession, PTZ...) 
Au total, la première tranche du projet de Philippe Leroy prévoit 55% de logements "abordables". Précisons qu'il prévoit de commencer en construisant les habitations les plus denses autour du boisement central (habitat collectif R+2 et logements individuels en bande) où la part de logement social sera majoritaire.

Un petit filou, notre Philou ! Et même si la commune réussissait à démarrer le projet majoritairement "social" et que la suite de ce projet ne voit jamais le jour, et bien ce ne serait pas de sa faute !
(à suivre)

Phi-Phi se lamente: C'est la préfecture qui m'impose autant de logements !

Notre Philou veut passer pour une victime dans Paris-Normandie: «... Il ne s'agit pas de 550 logements. Nous en voulions 400 et la métropole en impose 500… ». Tu parles, Charles !

A écouter le maire, la Métropole imposerait une urbanisation massive à Philippe Leroy ! Bien sûr, il n'en est rien… C'est parce que Philippe Leroy s'est mis en tête de transformer 9 hectares d'espaces naturels et cultivés en une zone urbanisée que les services techniques de la métropole lui ont rappelé (parmi de multiples contraintes) que la densité réglementaire admissible en extension sur cette zone serait alors de 55 habitations à l'hectare.
Mais cela Philippe Leroy se garde bien de le préciser et préfère jouer sur les mots…
(À suivre)

Risque inondation: Phi-phi protecteur de la France d'en bas!

Notre Philou se veut rassurant dans Paris-Normandie, il déclare: « ...Il a été montré que les ruissellements à venir seraient de 14 à 16 fois moins importants que la situation actuelle. Nous allons maîtriser les effets et vis-à-vis de nos voisins, Il y aura beaucoup moins de risques.… » Péremptoire, Edouard !

Là notre Philou fait très fort, il faut oser. Lors de la première commission municipale plénière il y a un an et demi, NEXITY avait affirmé sans rire qu'avec ses nouvelles techniques de construction, et en particulier de préparation et de traitement des sols, la capacité de rétention des eaux pluviales sur le terrain urbanisé serait multipliée par 6. Ce n'était sans doute pas assez pour le maire. Devant le préfet et les services de gestion des eaux, notre maire double aujourd'hui les capacités à lutter contre le ruissellement en cas d'orage brutaux et prolongés. 

Il a dû impressionner son eauauditoire, les sécher sur place. On se demande même si on doit encore construire un barrage de protection en aval, au dessus du lotissement du Val aux Daims de Saint-Léger du Bourg-Denis. Ce n'est plus Philippe Leroy qui s'exprime, c'est Noé, c'est Moïse! Il commande aux éléments !

Hélas, trêve de plaisanterie, la réalité nourrie de l'expérience passée, nécessite gravité et sérieux. Et nous ne rappellerons jamais assez que les promesses engagent d'abord ceux qui les croient!

Enfin, et ce sera une garantie pour la sécurité des personnes et des biens, la décision administrative relèvera en dernier recours de la Préfète, responsable de la sécurité publique,  puisque le maire n'a plus la compétence urbanisme depuis la naissance de la Métropole. 
La représentante de l'Etat, au dessus des intérêts loco-locaux, devra d'abord s'assurer du sérieux des affirmations du concessionnaire NEXITY et garantir l'absence de toute majoration du risque d'inondation en aval.

(suite des "Phi-phi galéZADes" la semaine prochaine).

Phi-phi péremptoire : "On n'a plus de place ailleurs..."

Sur les localisations alternatives pour construire de nouveaux logements sur la commune, le maire est péremptoire devant le journaliste de Paris Normandie: « De toute façon, nous n'avons plus d'espace dans le bourg actuel... »
Sans blague, Gonzague  !

Et les 2 hectares et demi de la Maison-Blanche sur lesquels Philippe Leroy a fait voter une mesure de sursis à statuer lors du dernier conseil municipal? Ils sont en zone constructible du PLU et en position bien plus favorable pour l'intégration dans la vie de la commune des nouveaux habitants qui viendraient habiter les logements et maisons qu'on pourrait y bâtir.


Notre Philou évasif et confus dans Paris-Normandie: «... Ce n'est pas encore une nouvelle ZAC. Ce n'est pas notre intérêt et notre volonté. Pourtant, pour éviter un développement anarchique sur ce terrain, nous avons mis un périmètre de sursis à statuer... Mais, la propriétaire et la commune ne cherche pas à construire... ».
Tu te prends les pieds dans le tapis, Rémi!

En même temps qu'il faisait voter un sursis à statuer sur parcelle de 2,5 hectares, il complétait la délibération soumise au conseil municipal par la possibilité d'y créer une nouvelle ZAC. Inscrit noir sur blanc dans la délibération, avec l'autorisation donnée au maire d'engager toutes démarches en ce sens. Si cela ce n'est pas de l'anticipation… (Le compte rendu de la délibération du Conseil municipal du 16 mars 2017 sera publié sur le blog après sa validation au conseil de ce soir).

Circulation: circulez, y-a rien à voir !

Pour finir, le journaliste s'enhardit et interroge le maire sur la façon de répondre au trafic routier supplémentaire.

«…Le plan de circulation est prévu avec deux accès sur la RD 138 dont un rond-point ovale au niveau du garage Renault. Il n'y aura pas plus de circulation dans la rue Pasteur. De toutes façons, les voitures ne vont pas arriver en même temps ! Et concernant le trajet pour aller aux écoles, il y aura un ramassage scolaire… »

Ce n'est plus le Val aux Daims, c'est le Val aux BISOUNOURS... Philippe LEROY est-il sérieux ? Croit-il réellement à ce qu'il affirme ?

Les comptages effectués par la Direction des routes sur la RD 138 sont en progression constante, en particulier pour le nombre de poids lourds qui empruntent cet axe. Les embouteillages au niveau des ronds-points sont de plus en plus fréquents et durables.
Si la sortie des véhicules de la ZACs'effectuait vers cet axe, l'engorgement sera total, sans compter que les parents qui souhaiteront accompagner eux-mêmes leurs enfants à l'école ajouteront une distance supplémentaire à parcourir à l'aller et au retour. 
Quant au ramassage scolaire, les cars ne pourraient stationner que sur le parking du SIVOM avec donc l'obligation de traverser l'axe de circulation pour les enfants qui voudraient les emprunter.
Il faut redescendre sur terre !

Phi-Phi, c'est l'homme du dialogue et de l'écoute !

Suite du décryptage de l'interview donnée par le maire. Avec précaution, le journaliste de Paris-Normandie ose quand même une objection: "On vous reproche d'agir sans consulter"... 



Aussitôt, notre Philou part en vrille: "… Je trouve cela extraordinaire ! Je dis non ! Il y a eu une commission plénière avec tout le conseil municipal. Un groupe de réflexion a été organisé par l'aménageur d'une trentaine d'habitants hors élus et des représentants de l'opposition.… Lors du prochain conseil, nous déciderons de demander à la préfète l'utilité publique et il y aura une enquête pendant laquelle les Franquevillais pourront s'exprimer librement... »


Tu nous beurres les lunettes, Odette !
Le « groupe de réflexion » que le maire pensait pourtant avoir configuré à sa main, lui a rendu au terme de trois réunions tenues en novembre et décembre 2016, un rapport qui ne lui a pas convenu… (voir Les conclusions du groupe que je me suis procuré et que j'ai mis en ligne sur le blog). 

Le maire avait promis en décembre 2016 d'en faire le compte-rendu au conseil municipal, il n'a pas tenu parole. 
Lors de la cérémonie des vœux en janvier 2017, Il annonçait la tenue d'une commission plénière qui n'a toujours pas eu lieu. 
Et dans son opération de désinformation, tout est à l'avenant. 

Pourtant, je partage l'avis du maire sur le dernier point : Si la préfète acceptait d'ouvrir une procédure d'utilité publique, les Franquevillaises et les Franquevillais devraient saisir l'occasion de s'exprimer, et nous élus de l'opposition, veillerions à ce qu'ils puissent le faire pleinement et librement!

mardi 2 mai 2017

La colère du maire dans Paris-Normandie

Décidément, on ne changera pas Philippe Leroy.

Quand il est en colère, il est excessif. La manifestation de riverains et d'habitants de la rue Pasteur sur le site ou il veut installer la ZAC du Val aux Daims a rassemblé une quarantaine de personnes (voir notre billet du 30 avril). Pour lui, cette manifestation c'est un affront! un crime de lèse-majesté!

«...Ce ne sont que quelques riverains directement concernés et une poignée d'opposants politiques...» Chacun jugera sur la photo de ce samedi matin ensoleillé et, depuis lors, la pétition en ligne a déjà recueilli près de 200 signatures…

Mais au delà de ce dédain, de qui se moque-t-il ? Les riverains du Val aux Daims devraient le laisser construire quatre immeubles d'habitat collectif devant leurs fenêtres sans réagir? Et pourquoi pas, en le remerciant! Ces riverains qui ont le culot de s'opposer à son projet seraient-ils de mauvais franquevillais, comme autrefois on stigmatisait les mauvais français ? 

Il y a encore du terrain libre du côté de Galilée où il habite, croyez-vous qu'il laisserait sans broncher s'y établir de telles constructions ? Non bien sûr ! Alors un peu de décence Monsieur le maire, au minimum pour vos concitoyens à qui vous envisagez de pourrir la vie quotidienne.

Mais si l'excès est une chose à laquelle le maire nous a hélas habitué, il y ajoute aussi aujourd'hui la mauvaise fois et les informations erronées. Nous allons reprendre ses déclarations dans les jours à venir... Chacun jugera!

samedi 29 avril 2017

Reprise des descentes sportives VTT dans le Val aux Daims...

Avec les beaux jours, les descendeurs en VTT ont ressorti leur vélo.

Les plus intrépides recherchent les sensations et les décharges d'adrénaline. Parmi les challenges qui ont le plus de succès: descendre le plus rapidement possible des sentiers abrupts et des chemins pentus, en pleine nature.

La Normandie n'est pas la Savoie ou les Pyrénées. Ces parcours de descente sauvage sont rares, nous n'avons chez nous que des plateaux... Pourtant un "trail" a trouvé depuis quelques années ses afficionados. Vous l'avez deviné, c'est la célèbre descente du Val aux Daims! Réservée aux plus expérimentés car parmi les plus longues et surtout très pentues...

L'un d'entre eux a réalisé une vidéo de sa descente (départ au niveau de la zone de la future ZAC), à couper le souffle! A vous d'en juger en cliquant sur le lien ci-dessous. 


Pour le Maire, en cas d'intempéries massives comme en 2007, aucune inquiétude à avoir si on urbanise la partie haute du vallon, car NEXITY et ses constructions sont capables de retenir l'eau 14 à 16 fois mieux que le terrain originel non modifié!


Les VTT dévalent la pente, mais l'eau bien gentiment resterait sur la crête?
Les promesses n'engagent que ceux qui les gobent!


vendredi 28 avril 2017

Le principe de précaution...

On en entend souvent parler, mais de quoi s'agit-il ?

En 2005, le Parlement a inscrit dans notre Constitution la Charte de l'Environnement, installant par là-même le principe de précaution (art. 5) au niveau le plus élevé de la hiérarchie de nos normes juridiques.

Autre élément tout aussi important, le texte de loi précise qui doit faire quoi :

« Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veilleront, par application du principe de précaution,..., à la mise en oeuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures... afin de parer à la réalisation du dommage. »

l'évolution réglementaire va dans le sens du renforcement des moyens juridiques de notre protection, 
à la fois pour la prévention qui vise les risques avérés, ceux dont l'existence est démontrée ou connue sans toutefois que l'on puisse en estimer la fréquence d'occurrence. Exemple: le risque de débordement d'un barrage ou d'inondation. L'incertitude ne porte pas sur le risque mais sur sa probabilité de réalisation.
mais aussi pour la précaution qui vise les risques dont ni l'ampleur ni la probabilité d'occurrence ne peuvent être calculée avec certitude. Exemple : tout récemment le Conseil d'État a légitimé le souhait de se protéger contre les émissions de téléphone portable.

On retiendra donc que c'est aujourd'hui l'autorité publique, c'est-à-dire en matière d'environnement et d'aménagement du territoire, le Préfet qui a la responsabilité de veiller à la sécurité de la population. Il a entre les mains des moyens juridiques puissants parmi lesquels le principe de précaution est déterminant.

jeudi 27 avril 2017

Il ne faut pas grand chose pour inonder le Val aux Daims!


A écouter Philippe LEROY, on exagère le risque d'inondation dans le Val aux Daims. Selon lui, les opposants à sa ZAC ne savent plus quoi inventer pour contrer son projet de 500 logements.

Un incident survenu fin avril 2017 sur le site est venu cependant contrarier sa belle assurance :

Les services de la métropole, en charge l'entretien du réseau de distribution de l'eau potable, devaient procéder à la vidange périodique du château d'eau installé rue du Val aux Daims. Cette opération est programmée durant une période classiquement favorable: temps sec, réservoir non plein, idéalement au printemps ou en été.

Suite à une erreur de manipulation, la vidange du réservoir pourtant non rempli s'est effectuée non dans le réseau d'évacuation mais sur les terrains de la partie basse de la zone du Val aux Daims... Les photos ci-contre prises par les riverains témoignent du résultat : jardins inondés, ruissellement spectaculaire!

Quelle sera la conséquence d'un débordement non plus d'un fond de château d'eau mais de phénomènes climatiques orageux durables et brutaux comme le plateau Est en a connu en 2007 et 2012 ?

Qui peut réellement croire que le fait d'urbaniser et donc d'imperméabiliser la partie haute du vallon du Val aux Daims rendrait au contraire les sols ainsi modifiés plus absorbants que s'ils avaient été laissés en l'état? 

Si le maire fait mine de croire aux affirmations intéressées de son concessionnaire NEXITY, les habitants installés en aval du futur quartier, compte-tenu de leur triste expérience passée, n'ont pas envie de jouer à la douchette russe.

mercredi 26 avril 2017

Mobilisation pour défendre notre cadre de vie...




Une pétition sur internet a été lancée fin mars 2017 par JM Dentin pour sensibiliser les franquevillais aux atteintes à notre cadre de vie que représenterait la poursuite contre vents et marées (ou plutôt contre orages et risques d’inondations) de l'entêtement dans la création d'une ZAC hors de proportion et inadéquate sur le site du Val aux Daims.

Toutes les initiatives sont les bienvenues, surtout quand elles apportent la réactivité des réseaux sociaux. 
Les initiateurs de la pétition se sont rapprochés de l'association "Préservons le Val aux Daims vert" pour un point de presse avec PARIS-NORMANDIE sur le lieu du projet qui a été relaté sur ce blog.

Les initiateurs de la pétition citoyenne relaient aussi le lien vers mon blog spécialement consacré au Val aux Daims:

franquevillevalauxdaims.blogspot.fr

Je l'ai dernièrement remis à jour pour que chaque visiteur y retrouve l'intégralité des éléments historiques et techniques de ce dossier 

Des flyers invitant chacun à s'associer à cette démarche ont été progressivement diffusés sur l'ensemble de la commune.

5 semaines après son lancement, la pétition a déjà reçu 180 signatures! Vous pouvez y laisser des commentaires et encouragements. Je rendrai compte régulièrement de sa progression et publierai certains témoignages.

Signez, faites signer la pétition en ligne ! 

https://www.change.org/

mardi 18 avril 2017

Maison Blanche 1/4 : le nouveau terrain de jeu du Maire...

La "Maison-Blanche" va devenir la principale préoccupation du maire dans les mois à venir.




De quoi s'agit-il ? D'une parcelle d'une surface de près de 2,5 hectares (24.292 m² très exactement) d'un seul tenant, insérée dans une zone déjà urbanisée dans la partie nord de la commune, sur le coté droit de la départementale qui descend vers Saint-Aubin Épinay. 



Cette parcelle fait l'angle de la rue Pasteur et de la rue Gabriel crochet. elle est cernée d'un mur de pierre. On en découvre l'entrée qui fut autrefois imposante directement sur le rond-point de la rue Gabriel Crochet et de la rue des Champs Fleuris.



Quand on remonte de 100 mètres la rue Pasteur depuis le rond-point, une ouverture dans la clôture permet de visualiser l'intérieur de la propriété: une très grande surface libre, non construite avec au fond la maison de maître. En périphérie, d'anciens bâtiments confirment l'importance qu'a eu le domaine.

Quand on se reporte au cadastre, on constate que la parcelle, d'un seul tenant, détenue par une seule propriétaire, est incluse dans une zone déjà urbanisée, et l'on se rend immédiatement compte du parti que voudra en tirer un aménageur.

Ajoutons à cela que nous sommes à moins de 300 m de l'axe central de la commune, desservi par la ligne F5 de la TCAR, à Haute Qualité de Service, qui structure le SCOT métropolitain et définit les zones de développement prioritaire de l'urbanisation où la densité constructible sera la plus forte (50 logements à l'hectare).

Chacun aura compris l'intérêt que suscite cet emplacement pour tout aménageur ou promoteur et les rêves que le terrain provoque dans les nuits du maire de la commune sur laquelle il est situé…

(À suivre)

lundi 17 avril 2017

Maison Blanche 2/4 : Les choses s'accélèrent...

Mais quelle mouche a donc piqué Philippe LEROY pour que 2 jours avant le Conseil municipal du 16 mars 2017, il demande toutes affaires cessantes à son adjoint de réunir une commission urbanisme avec comme seul ordre du jour « la Maison-Blanche »?

Jean-Michel LEJEUNE, adjoint à l'urbanisme, indiquera que la mairie a eu vent de l'intention de la propriétaire de la Maison-Blanche de vendre une dépendance de sa parcelle située à l'angle de la rue Pasteur et de la sente des terres rouges. 

Le maire aurait alors décidé de prendre de vitesse la propriétaire et de faire voter de toute urgence un sursis à statuer, procédure prévue par le Code de l'Urbanisme à l'article L 424-1 alinéa3, de façon à empêcher toute vente dans l'immédiat et ainsi d'empêcher que ne débute un saucissonnage de ce grand terrain. Il veut se donner le temps de la réflexion sur l'utilisation possible de cette parcelle dans l'intérêt de la Commune.


Lors du Conseil, on n'apprendra rien de plus sur les intentions de la propriétaire nonagénaire. On n'a même pas le sentiment que le maire ait pris contact avec elle, ce qui aurait été la moindre des choses compte-tenu de l'enjeu. 

J'ai demandé à Philippe LEROY pourquoi il n'avait pas envisagé d'utiliser son droit de préemption plus classique face à une vente de terrain qui présente un intérêt pour la commune, plutôt que de mettre en oeuvre la procédure d'un sursis à statuer, plus atypique et exceptionnelle. 
Réponse évasive sur le fond: éviter le saucissonnage, mais possibilité à terme... de développer un programme d'urbanisation "cohérent" axé vers les logements sociaux sur cette parcelle encore libre. 
Par contre, sur le contexte de sa décision, Philippe LEROY insiste sur le fait qu'il a opté pour cette solution après avoir pris l'avis à plusieurs reprises de la Métropole et des services de l'Etat! Cette proximité et cette empathie soudaine avec la Métropole qu'il a régulièrement incendiée depuis 3 ans apparaît... très étonnante et a surpris jusque dans les rangs de la majorité.
Le maire précise que les services juridiques et techniques supra-communaux ont été mis à contribution pour écrire, rectifier puis revalider le texte de la délibération finalement soumise au vote du Conseil municipal. La dernière mouture étant remise sur table le 16 mars 2017 au début du Conseil. 

Bref, dans cette affaire, tout n'est pas dit clairement. On comprend bien qu'il y a un nouveau projet d'urbanisme en préparation: à terme l'urbanisation des 2 hectares et demi de la Maison Blanche, vraisemblablement sous la forme juridique d'une  deuxième ZAC, tout aussi vraisemblablement en la confiant à un aménageur qui comprenne notre philosophie locale de la "ville à la campagne"...

La semaine prochaine, nous reviendrons sur les particularités de la procédure de sursis à statuer, et sur les informations que l'on peut en déduire sur les projets du Maire pour la Commune.

(à suivre)

dimanche 16 avril 2017

Maison Blanche 3/4 : La délibération du 16 mars 2017

Que prévoit la délibération que le maire a remis sur table et fait voter par son Conseil municipal?

- La mise à l'étude d'un projet d'aménagement portant sur le secteur « la Maison-Blanche » et la poursuite de son élaboration dans le cadre d'une opération d'aménagement d'ensemble,

- La définition d'un périmètre d'étude portant sur une emprise totale de 24.292 m², selon les dispositions de l'article L424-1 alinéa 3 du Code de l'Urbanisme,

- L'ouverture d'une procédure de sursis à statuer pour toute demande de travaux à l'intérieur de ce périmètre,

- L'autorisation donnée au maire de lancer les études préalables à la création d'une ZAC accompagnée des démarches et formalités nécessaires.

Dans les objectifs du projet, la délibération précise que la commune souhaite réaliser une opération qualitative ainsi décrite :
« un programme de logements assurant la mixité sociale et intégrant des équipements et espaces publics structurants (aménagement de voirie, placette, espaces paysagers, cheminements piétons, etc.)"

En décodant les propos du maire, il faut comprendre plus simplement :

Sur la parcelle de 2,5 ha de la "Maison-Blanche", d'un prix de l'ordre de 4 millions d'euros(*), on pourrait construire 110 à 120 logements dont près de la moitié entrant dans le contingent de logement social dont la commune a besoin.

Quelles sont les spécificités de la procédure du sursis à statuer ? Ce sera l'objet d'un prochain billet 
(à suivre)…

(*)(sur la base d'un m2 constructible à 165€)

vendredi 14 avril 2017

Maison Blanche 4/4 : la procédure du "sursis à statuer"

la procédure du sursis à statuer, prévu par l'article L 424-1 du Code de l'Urbanisme présente pour l'autorité compétente qui la met en oeuvre (ici le maire) des avantages, mais elle génère aussi des contraintes fortes.

Le sursis à statuer doit être motivé et ne peut excéder deux ans. A l'expiration de ces deux années, si l'autorité entend prolonger le sursis, elle doit motiver la nouvelle demande par un motif qui ne peut pas être le même que le motif initial.
Donc, derrière un sursis à statuer, les choses doivent aller vite !

Lorsqu'une décision de sursis à statuer est intervenue, le propriétaire du terrain auquel a été opposé le refus d'autorisation de construire ou d'utiliser le sol peut mettre en demeure la collectivité qui a pris l'initiative du projet de procéder à l'acquisition de son terrain.
Donc, avec un périmètre de sursis à statuer de 2,5 hectares, ça peut coûter très cher à la commune, autour de 4 millions d'euros sur la base d'un m² constructible à 165€ !

Chacun aura compris que si le maire a déjà une idée très précise de ce qu'il veut faire de cette parcelle, et je pense qu'il l'a, il n'a aucune raison de craindre d'être contraint d'acheter ou de faire acheter ce terrain par la collectivité…

Mais alors, pourquoi ne pas mettre les éléments sur la table, pourquoi ne pas préciser ses intentions aux Franquevillaises et aux franquevillais? Pourquoi laisser courir des rumeurs sur l'édification de plusieurs ZAC dans différents coins de la commune ? Une urbanisation maîtrisée est sans doute nécessaire à FRANQUEVILLE SAINT-PIERRE, ne serait-ce que pour répondre à nos obligations créées par la Loi SRU, mais dans cette optique, la « Maison-Blanche » présente des arguments plus convaincants que le « Val aux Daims ».

Franchise, pédagogie et transparence, voilà ce que nous attendons de vous, Monsieur le maire !

samedi 25 mars 2017

ZAC : Participation de NEXITY en 2017, c'est NON !

Lors de la cérémonie des vœux, Philippe LEROY était de nouveau intervenu pour affirmer que la ZAC du Val aux Daims serait "le dossier essentiel pour la Commune" en 2017, bienqu'il ait donné l'impression d'être le dernier à y croire encore.
Les conclusions du "comité consultatif" qui devaient être présentées aux élus début décembre 2016 ne l'ont pas été. Des remarques pleines de bon sens ont d'ailleurs été exprimées par cette instance. Voir le blog spécifique dédié à la ZAC:  franquevillevalauxdaims.blogspot.fr
La Commission plénière que la maire annonçait ensuite pour janvier (voir billets précédents) n'a toujours pas eu lieu.
Le blog officiel de NEXITY est muet depuis novembre 2016.
Seul point positif dans ce dossier, NEXITY a remboursé en mai 2016 les 29.520€ que la Commune avait avancés en 2014 pour alimenter son dossier de présentation.
Mais c'était il y a 8 mois! depuis, le dossier est au point mort.

A l'occasion du vote sur le budget 2017, j'ai interrogé le maire sur le versement de la première participation promise par NEXITY(*) lors de la signature du contrat de concession de la ZAC du Val aux Daims, 144.000 euros que l'aménageur devait verser à la commune en 2017.

Philippe LEROY, visiblement irrité par la question, a indiqué qu'il n'y aurait aucun versement de la part de NEXITY en 2017, que la programmation des contributions de l'aménageur serait décalée jusqu'au moment où ce dernier serait engagé dans l'acquisition des parcelles de la zone concernée… 

Autant dire que le début des participations de l'aménageur ne sont pas prêtes de profiter à la Commune, si d'ailleurs nous n'en voyons jamais la couleur! 

On rappellera qu'à l'occasion de la négociation du contrat de concession entre la commune et NEXITY, le maire avait opposé aux conseillers municipaux une clause de confidentialité commerciale pour taire les conditions du contrat qu'il signait. Donc, personne ne peut dire sous quelles conditions le maire s'est engagé...


(*) versement par NEXITY d'une participation de 144.000€ en 2017, de 204.000€ en 2018, de 180.000€ en 2019, et de 72.000€ en 2020.ces versements devaient contribuer à la remise à niveau de l'équipement de la commune et en particulier à réhabiliter le gymnase et les installations sportives. Annonce détaillée par le maire lors du Conseil municipal du 17 septembre 2015.

vendredi 24 mars 2017

Philippe LEROY à la Maison Blanche?

En lisière nord de la commune, au bord de la départementale qui descend vers Saint-Aubin-Épinay, avant de basculer vers le vallon du « trou de mon oncle » (non ne riez pas c'est la dénomination du lieu-dit), se trouve une parcelle de 2 hectares et demi sur laquelle le maire a jeté son dévolu. 

Elle pourrait apporter à la commune dans quelques années une centaine de logements qui seront les bienvenus pour combler le retard en habitat social pour lequel la préfecture a rappelé à l'ordre Philippe Leroy cette semaine.


Dès le lendemain du conseil, un flash info apparaissait sur le site Internet de la commune:



Nous reviendrons en détail au cours de la semaine prochaine sur ce qui pourrait devenir le deuxième projet de grand chantier de Philippe Leroy pour la commune. C'est sur, les Américains vont nous envier l'urbanisation  de la zone dite de la « Maison-Blanche » !